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Vignoble et vin de cahors 1650-1850 – Sophie Brenac-LAFON

Des années 1650 au milieu du XIXe siècle, le territoire de production du vin de Cahors connut une période d’expansion et de changements liée au dynamisme du port de Bordeaux. L’espace viticole s’étendit au-delà de la ville couvrant les campagnes du Quercy de part et d’autre du Lot. La croissance démographique enclenchée au XVIIe siècle favorisa les défrichements et la mise en culture de nouvelles terres. Cette tension sur les ressources se retrouve dans les structures foncières caractérisées par une extrême parcellisation. Au XVIIe siècle, la vigne, remarquablement bien implantée, restait une culture secondaire pour la plupart des catégories sociales, puis au cours du XVIIIe siècle, les hommes s’orientèrent massivement vers la production de vin afin de répondre à l’appel du marché. Cet investissement se traduisit par l’encépagement des terres traditionnellement destinées aux céréales et par de meilleurs soins apportés aux vignes. En cherchant à satisfaire une demande extérieure relayée par les négociants des Chartrons, les Quercinois privilégièrent le cépage auxerrois, appelé aujourd’hui malbec, assurant ainsi l’élaboration d’un vin rouge presque noir. Sa commercialisation vers l’Europe du Nord et les Antilles en fit un produit vulnérable au tournant du XVIIIe siècle. Malgré une conjoncture difficile à la fin de l’Ancien Régime, le vignoble poursuivit sa progression dans la première moitié du XIXe siècle. L’omniprésence des activités viticoles conféra une identité spécifique à ce territoire encore réelle aujourd’hui. À la fois vignoble suburbain, populaire et bourgeois, et vignoble paysan, le vignoble de Cahors offre un modèle original qui se différencie de nombreuses régions viticoles étudiées jusqu’alors.

  • Édition : Première édition
  • Éditeur : Publications de la Maison des sciences de l’homme d’Aquitaine
  • Support : Livre broché
  • Nb de pages : 472 p.
  • Bibliographie . Notes .
  • ISBN-10 2858926220
  • ISBN-13 9782858926220

Introduction générale, 13
Première partie – Le vignoble de Cahors : terrRRitoire, société, dynamiques
Introduction, 29
Chapitre 1 – Le territoire des vins et du vignoble de Cahors, 31
Chapitre 2 – Propriété et mise en valeur du sol, 65
Chapitre 3 – Dynamiques et géographie du vignoble
Deuxième partie – Essor et identité d’un pays viticole
Introduction, 149
Chapitre 4 – Les exploitations viticoles, 151
Chapitre 5 – Une viticulture traditionnelle en mouvement (1650-1850), 183
Chapitre 6 – Identité vigneronne, 239
Troisième partie – Vins de Cahors : production, consommation, enjeux économiques
Introduction, 297
Chapitre 7 – Produire et consommer le vin, 299
Chapitre 8 – Commercialisation du vin et enjeux économiques, 353
Conclusion générale, 413
Sources et archives, 421
Sources imprimées et bibliographie, 433
Table des abréviations, 457
Table des conversions, 459
Table des matières, 461
Collection « Vins, vignes et civilisations », 469

https://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100331650&fa=details

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Des années 1650 au milieu du XIXe siècle, le territoire de production du vin de Cahors connut une période d’expansion et de changements liée au dynamisme du port de Bordeaux. L’espace viticole s’étendit au-delà de la ville couvrant les campagnes du Quercy de part et d’autre du Lot. La croissance démographique enclenchée au XVIIe siècle favorisa les défrichements et la mise en culture de nouvelles terres. Cette tension sur les ressources se retrouve dans les structures foncières caractérisées par une extrême parcellisation. Au XVIIe siècle, la vigne, remarquablement bien implantée, restait une culture secondaire pour la plupart des catégories sociales, puis au cours du XVIIIe siècle, les hommes s’orientèrent massivement vers la production de vin afin de répondre à l’appel du marché. Cet investissement se traduisit par l’encépagement des terres traditionnellement destinées aux céréales et par de meilleurs soins apportés aux vignes. En cherchant à satisfaire une demande extérieure relayée par les négociants des Chartrons, les Quercinois privilégièrent le cépage auxerrois, appelé aujourd’hui malbec, assurant ainsi l’élaboration d’un vin rouge presque noir. Sa commercialisation vers l’Europe du Nord et les Antilles en fit un produit vulnérable au tournant du XVIIIe siècle. Malgré une conjoncture difficile à la fin de l’Ancien Régime, le vignoble poursuivit sa progression dans la première moitié du XIXe siècle. L’omniprésence des activités viticoles conféra une identité spécifique à ce territoire encore réelle aujourd’hui. À la fois vignoble suburbain, populaire et bourgeois, et vignoble paysan, le vignoble de Cahors offre un modèle original qui se différencie de nombreuses régions viticoles étudiées jusqu’alors.

  • Édition : Première édition
  • Éditeur : Publications de la Maison des sciences de l’homme d’Aquitaine
  • Support : Livre broché
  • Nb de pages : 472 p.
  • Bibliographie . Notes .
  • ISBN-10 2858926220
  • ISBN-13 9782858926220

Introduction générale, 13
Première partie – Le vignoble de Cahors : terrRRitoire, société, dynamiques
Introduction, 29
Chapitre 1 – Le territoire des vins et du vignoble de Cahors, 31
Chapitre 2 – Propriété et mise en valeur du sol, 65
Chapitre 3 – Dynamiques et géographie du vignoble
Deuxième partie – Essor et identité d’un pays viticole
Introduction, 149
Chapitre 4 – Les exploitations viticoles, 151
Chapitre 5 – Une viticulture traditionnelle en mouvement (1650-1850), 183
Chapitre 6 – Identité vigneronne, 239
Troisième partie – Vins de Cahors : production, consommation, enjeux économiques
Introduction, 297
Chapitre 7 – Produire et consommer le vin, 299
Chapitre 8 – Commercialisation du vin et enjeux économiques, 353
Conclusion générale, 413
Sources et archives, 421
Sources imprimées et bibliographie, 433
Table des abréviations, 457
Table des conversions, 459
Table des matières, 461
Collection « Vins, vignes et civilisations », 469

https://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100331650&fa=details

Prix de l’oiv 2019 – Petits vignobles

Le 17 juillet 2019 à Genève, le Jury International de l’OIV (Organisation Internationale de la vigne et du vin) a primé, dans la Catégorie Histoire, l’ouvrage Les petits vignobles. Des territoires en question (Moyen Âge-XXIe s.), dirigé par Stéphane Le Bras (CHEC-Université Clermont Auvergne) et préfacé par Laurent Jalabert (ITEM-UPPA).

Publié aux https://pufr-editions.fr/produit/les-petits-vignobles/ Presses Universitaires de Rennes et Presses Universitaires François Rabelais, les petits vignobles y sont appréhendés par des historiens et géographes depuis la période médiévale jusqu’à l’ultra-contemporain. Cet ouvrage permet de saisir les évolutions, les permanences et les mutations de territoires dont la définition varie sur le temps long. De même, l’approche plurielle permet, par le biais du « petit », de réinterroger et réévaluer le « grand », qu’il s’agisse de la viticulture nationale dans son ensemble ou des grands territoires régionaux (Bourgogne, Bordelais, Languedoc, etc.).

Le petit est à la mode. Renvoyant à des conceptions et à des considérations qui rejoignent les préoccupations contemporaines de souci du bien-être, du respect de l’équilibre environnemental ou de la valorisation des circuits courts, il s’apparente à une recherche de l’authentique et du sain. Pourtant, dans la filière vitivinicole, l’adjectif «petit» a pendant longtemps été associé à une image dépréciée, celle des petits vins, des petits propriétaires, des petits vignobles. Jusqu’à il y a encore peu de temps, immanquablement et invariablement, ils se heurtaient à la renommée des grands territoires viticoles, la puissance des grands propriétaires et surtout la qualité des grands crus. Ainsi, alors qu’actuellement dans le sillage d’une partie des acteurs de la filière tenants du Small is beautiful, le petit se voit réhabilité, cet ouvrage vise à réévaluer, à travers les sciences sociales, la perception, la place et les mutations des petits vignobles.

Première étape dans une réflexion plus globale, il investit et questionne la notion même de «petit» pour proposer d’appréhender le monde vitivinicole par le biais des petits vignobles français. En en montrant les discontinuités conceptuelles et la permanence des singularités de l’époque médiévale à nos jours, il met en lumière les spécificités de territoires qui permettent de mieux cerner l’organisation du marché, les logiques spatiales et la diversité des pratiques viticoles en France. Au total, en décentrant le regard, les petits vignobles assurent une relecture de la viticulture nationale sur le temps long.

Cet ouvrage a été réalisé dans le cadre d’un projet de recherche « Petits vignobles aquitains » porté par Laurent Jalabert et Stéphane Le Bras (Financé par la Communauté d’agglomération de Pau, la Région Nouvelle Aquitaine (Liquoreux) et des partenaires privés par le biais de la chaire HCP (Vignerons de Buzet, Armagnac Dartigalongue), ce projet de recherche propose d’étudier de petits territoires viticoles du Midi aquitain (Jurançon, Irouléguy, Madiran, Buzet, Tursan), en les comparant à d’autres espaces à l’échelle nationale et internationale.

Ce programme bénéficie d’un partenariat avec la Chaire UNESCO sur le Vigne et le Vin (MSH de Bourgogne) à laquelle appartient l’Université de Pau.

La cérémonie de Remise des Prix a eu le lieu le mardi 15 octobre 2019 à Paris (18h30, Ambassade du Chili).